J'y croyais. Je croyais en toi. Je croyais aussi en nous, mais en vain, je n'étais pas capable. Je ne serais jamais capable de t'atteindre cette fois. Tu es trop loin. Tu es partie. Ça ne devait pas se terminer ainsi. Je me rappelle d'un moment, tu étais là, à me regarder. Me regarder jouer ta chanson préférée. Je tremblais à l'idée d'utiliser ce piano. Et maintenant, c'est l'une des seules choses que je fais. L'une des seules que je fais pour me rappeller de toi. Tu m'as regardée pendant de longues heures. Et je sais que tu m'as vu aussi. Tu as vu en moi. Tu savais qui j'étais. Tu savais que j'avais peur de m'approcher, alors c'est toi qu'il l'a fait. J'avais peur d'avoir mal. Je n'avais plus le temps. Je me concentrais sur cette douce mélodie, c'est alors que tu as prononcé ces mots. Ces mots qui me faisaient peur, mais ceux que j'attendais avec impatience. Ces mots qui n'arrêtaient pas de me hanter. Tu l'as dis. Et je voulais te serrer contre moi. Et je voulais être là. Je me rappelle parfaitement t'avoir dit que je t'aimais et que je continuerais de t'aimer jusqu'à la fin des temps. Je voulais être là. Je voulais que tu saches à quel point tu comptais pour moi. À quel point les choses étaient simple avec toi. Ce fût la soirée la plus belle de ma vie. Et je tenais à te le dire. Je suis désolé si je ne suis pas venu avant. J'avais peur, j'avais peur de ne plus pouvoir te toucher. Je ne sais pas pourquoi il fallait que ça t'arrive. Pourquoi y'a-t-il fallu?
Tu es morte maintenant. Et je voudrais l'être autant que toi. Mais pour la dernière fois, ma tendre, je tiens à te dire quelque chose. Ces mots. Je t'aime. Je viendrais ici à chaque soir, avec des fleurs. Je veux que tu saches, je suis et je serais toujours là. Peu importe ou nous sommes. Peu importe ou je suis ce soir, demain, vivant ou mort. Je serais avec toi. Peu importe ou je serais, je t'aimerais.